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jeudi 4 juin 2009

La cigogne? L'abeille? La bédaine?


Tous les parents savent que les questions de leurs rejetons sur l'origine des bébés ne sont jamais bien loin. Le moment ou ces questions seront lancées est imprévisible, la façon de répondre, délicate, et l'histoire, complexe à comprendre pour un petit bout d'chou curieux. Si on a heureusement laissé tombé les récits farfelus de cigognes, de choux, d'abeilles butinant les fleurs dans les prés, il y a toutefois différents âges pour expliquer les multiples détails... On commence toujours par une version réelle, mais simplifiée... les parents de leur temps s'efforceront d'utiliser les vrais mots, au lieu de tout un vocabulaire édulcoré et digeste.

Les parents adoptifs voient leur plaisir doublé en devant répondre à un nombre exponentiel de questions. En gros, qui a fait quoi avec qui pour donner moi, et qui a fait quoi avec moi pour donner notre famille. Ça, c'est la version courte... mais on peut longtemps s'enfoncer dans les détails, sans jamais complètement satisfaire l'appétit d'information des petits. Avec le nôtre qui est encore en Corée du sud pour proablement 1 mois, et qui sera encore tout jeune à son arrivée, le moment des explications sera remis à plus tard. Par contre, J... et M..., les deux fils de ma soeur, à peine âgés de 5 et 3 ans, sont un peu confus au sujet de la provenance de ce fameux bébé qu'on attend tous. Le plus vieux surtout... Il est sûrement rapidement venu à la conclusion que l'option de la débaine était écartée, après avoir "subtilement" tâté la mienne, et n'avoir décelé aucune activité de ce côté. Mais d'ou arrivera donc ce bébé?

Je crois que le gros de la confusion est apparu quand, le soir du 30 avril, on s'est tous réunis pour "voir" le bébé de Josiane et Nicolas. À leur arrivée, tous se pâmaient devant les pages d'un petit album photo, sur lesquelles ont apercevait un bébé, bel et bien déjà né. Mais alors ou était ce bébé?? Ça manquait un peu de concret, pour un petit bonhomme qui n'avait sans doute pas encore complètement éclairci tout le casse-tête de la provenance des bébés. Mais alors, les bébés viennent de Corée?? Et les madames avec des bédaines qu'on voit manger de la crème glacée sur les trottoirs l'été, elles sont simplement grosses et gourmandes? À moins qu'elles soient en train de compenser en attendant leur bébé de Corée?? Tout ça demandera sans doute bien des éclaircissements difficiles à donner, qui ne jeteront peut-être pas entièrement la lumière sur la problématique, et dont les questions viendront sans doute à un moment inattendu.
Hé! Faut pas rire; c'est compliqué, la vie!

lundi 4 mai 2009

L'élastique du coeur


Vous savez jusqu'ou peut s'étirer l'élastique du coeur? Moi non plus. Une chose est sûre, c'est que le mien se rend facilement à 10 561 km d'ici, au-delà d'un continent et d'un grand océan.

mardi 28 avril 2009

Questions indiscrètes...

Une famille qui se détache visiblement des autres, ça attire les regards. Ça attire aussi les questions de certains curieux qui ne peuvent résister à les poser. Les gens veulent savoir. Quand les questions se font trop indiscrètes ou maladroites, et surtout quand la scène se passe devant les enfants, mieux vaut avoir la délicatesse de les rediriger de manière diplomate. Dans la lignée du vocabulaire positif de l'adoption que j'ai déjà abordé, voici une liste de questions et des suggestions de réponses - que j'ai trouvées sur internet et que j'ai traduites et transformées à mon gré - qui peuvent souvent revenir quand on s'y attend le moins dans les lieux publics.

1. Avez-vous des enfants à vous?

Ceux-ci sont tous à moi. Mais je n'ai donné naissance qu'à mes deux plus jeunes.

2. Il est TELLEMENT chanceux de vous avoir eu dans sa vie, hein?

Je crois qu'on est tous chanceux de s'être trouvés pour former une belle famille. Une chance qu'on ça, comme on dit.


3. Son papa doit être Coréen, non?

Ses parents biologiques sont en effet Coréens, mais son papa, c'est le grand monsieur aux cheveux foncés qui lui donne des poussées sur la balançoire.

4. Qu'est-ce qui est arrivé à ses vrais parents? Pouvez-vous imaginer abandonner un enfant aussi mignon!
En fait, les vrais parents, c'est NOUS. Les raisons qui expliquent que certains enfants se
retrouvent en adoption sont variées et très complexes. Mais si vous vous intéressez au sujet, je peux vous donner les références de livres qui l'expliquent très bien. Vous pouvez aussi aller voir mon blogue.

5. Il est tellement cute!
Merci, on trouve ça nous aussi. ;-)

6. Est-ce que les autres enfants sont ses VRAIS frères et soeurs?

Oui, ils ont eu le bonheur de le devenir, depuis qu'on a adopté celui-ci.
OU
Oui, et celui-ci a eu la chance de prendre ses frères et soeurs dans ses bras la journée même de leur naissance.


7. Je parie qu'il est fort en maths! On dit qu'ils ont un vrai don pour l'école!

Je pense qu'il est très fort, en effet. Mais je manque un peu d'objectivité, puisque je suis sa mère. Je vois tous ses succès comme la somme de très gros efforts de sa part.

8. Vous avez pas peur qu'il retourne chez ses vrais parents quand il va grandir?

On est ses vrais parents. Votre question est plutôt personnelle, mais en gros, on n'est pas inquiets. Quand il sera adulte, on sera ravis de le voir développer de belles relations avec les gens qu'il choisira.


9. D'ou vient-il?

Ils viennent tous de Montréal, au Québec, mais mon plus vieux est né en Corée du Sud.


10. Qu'est-ce que vous savez de sa vraie histoire/sur ses vrais parents?

L'organisme qui a facilité l'adoption nous a fourni les informations dont nous avions besoin pour prendre une décision éclairée. Peut-être aura-t-il accès à plus d'information s'il le désire plus tard. Et il décidera de lui-même s'il veut que son histoire bien personnelle soit connue.

11. Pourquoi aller adopter un enfant à l'autre bout du monde quand il y en a pleins au Québec?
Notre choix de la Corée semblait un choix juste pour notre famille. L'adoption au Québec est un processus incertain et excessivement long. Est-ce que vous, vous avez adopté un enfant né au Québec?


12. Avez-vous adopté parce que vous vouliez, ou parce que vous n'aviez pas le choix?

L'adoption est toujours un choix. Le seul regret qu'on a, c'est de ne pas avoir adopté plus tôt.


13. Combien ils vous ont coûté?

Les enfants n'ont pas de prix. On a payé ce qu'on devait payer, par l'intermédiaire de deux organismes agréés par les gouvernements québécois et coréen, pour les différentes étapes à franchir, ainsi que pour les formulaires d'immigration, notre séjour à l'étranger, nos rencontres avec un travailleur social, les frais médicaux de l'enfant, etc.
ou
Et vous, combien vous pesez?


14. Est-ce qu'il parle français?

Seulement en privé. En public, il parle "bébé"/il parle pas trop, il est très timide.

dimanche 26 avril 2009

Unique au monde

Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
(Extrait du dialogue avec le renard, Petit Prince de Saint-Exupéry)

Le petit arrive dans la maison qui est maintenant la sienne. Il ne le sait pas encore. Les adultes qui lui sourient sont ses parents. Mais il ne le sait pas encore. Pour le moment, il est sous le choc des changements qu'il vit, et sous peu, aussitôt qu'il comprendra que ses besoins fondamentaux sont comblés sans effort, et de manière rapide, cohérente, chaleureuse et prévisible, il sera en mode exploration de son nouvel environnement. Il doit aussi apprivoiser tranquillement ces étrangers qui l'entourent, et réciproquement, se laisser apprivoiser. Il développera idéalement un lien durable et solide avec ses parents, qui lui servira de base émotionnelle durant toute sa vie. C'est ce qu'on appelle communément l'at-ta-che-ment.

Il ne faut pas toujours se fier aux apparences. L'attachement est une chose ardue à identifier, puisqu'elle est en constante évolution. Le phénomène prend au moins plusieurs mois, voire des années à apparaître. L'enfant qui, dès les premiers jours, semble heureux, offre de beaux grands sourires à ceux qui l'entourent et n'hésite pas à distribuer des câlins à tout le monde n'est pas un enfant "attaché". Si un tout-petit est TROP sociable, c'est peut-être qu'aucune personne en particulier n'est à ses yeux unique au monde, et il ne se sent unique au monde pour personne. S'il est TROP docile, c'est peut-être qu'il a très peur d'être rejeté en étant lui-même. Pour que l'attachement se développe, il faut qu'il se sente important et unique pour ses parents. Il faut aussi qu'il les perçoive comme dignes de confiance, en tout temps, et qu'il se sente en sécurité avec eux. Il doit sentir qu'il peut exposer ses vulnérabilités sans avoir peur d'être abandonné.

Mais l'enfant adopté n'est pas différent des autres en ce domaine. Le poupon qui arrive de l'hopital dans les bras de sa maman et son papa devra aussi passer par les étapes menant à l'attachement. Celui-ci ne se fait pas automatiquement. L'attachement mutuel et instantané n'existe pas; c'est un processus lent, mystérieux et parfois difficile. On aura tendance à penser qu'une petite fille qui se précipite dans les bras des parents d'autres enfants de la garderie sans gêne et sans pudeur est mignonne et très sociale. Mais peut-être ne lui a-t-on jamais fourni les conditions idéales à un attachement profond avec des personnes significatives à la maison et qu'elle tente de trouver de l'attention chez tout adulte qui passe. C'est l'instinct de survie. Il ne faut pas perdre de vue qu'adaptation n'égale pas attachement.

Et pourquoi est-ce si important l'attachement? C'est ce qui permet à un être humain de développer des relations dans sa vie. De développer sa conscience. De relativiser l'importance des choses. D'atteindre son plein potentiel intellectuel. De développer l'habileté à penser de façon logique, et celle de gérer le stress et les frustrations, la peur et l'anxiété. Ce qui permet de devenir résilient face à l'adversité. Ce qui permet en gros de devenir un être autonome.

On suggère aux nouveaux parents adoptifs de garder au minimum les contacts directs entre l'enfant et d'autres adultes dans les premiers temps. Afin de faciliter cet attachement et de faire rapidement comprendre à l'enfant que ses premières personnes-ressources sont ses parents; ce sont eux et seulement eux qui doivent le prendre dans leurs bras pour le rassurer, le consoler, le cajoler, le promener, l'aider, et satifaire tous ses besoins de base. Les proches de parents adoptants ont, avec raison, souvent beaucoup de mal à comprendre qu'on leur refuse de prendre le petit dans leurs bras dans les premiers mois. Ce ne sont là pourtant pas des caprices de parents surprotecteurs, mais bien une consigne de base en adoption. Car il faut poser une base solide pour arriver à bâtir des relations saines par après. Il faut que, malgré tout ce qui a pu survenir dans le passé de l'enfant, malgré tout ce que sa petite tête a enregistré, qu'il puisse enfin se laisser aller à se sentir unique au monde.

Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sur terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois là-bas, les champs de blé? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé! Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
(Extrait du dialogue avec le renard, Petit Prince de Saint-Exupéry)

samedi 25 avril 2009

Advienne que pourra...

Est-ce que je suis PRÊTE à avoir des enfants? Ou même suis-je FAITE pour la maternité? Le maternage? Le catinage? Les pleurs? Le chiâlage? La discipline? Le ramassage? Les crises? Le manque de sommeil? Les fluides corporels de petits morveux?

Ce sont là des questions qu'on a le "luxe" de se poser sur le Plateau Mont-Royal, en 2009. Mais est-ce que c'est possible d'y répondre vraiment avant d'avoir essayé la chose? Et je ne parle pas d'emprunter les petits neveux le temps que leurs parents se reposent. Garder ceux des autres, c'est pas pareil. Je parle d'essayer d'avoir ses propres enfants. Le problème avec cet énoncé jaillit aussitôt dit, puisque les bambins - bio ou adoptés - ne peuvent pas être retournés une fois qu'on les laisse entrer dans la maison. Pas moyen donc de savoir à l'avance. Que reste-t-il donc comme solution? Foncer dans le tas! Advienne que pourra! Je crois que rien que le fait de se poser trop longtemps la question est une réponse en soit. Quand on en vient à se lasser de s'appitoyer, de remettre tout en question, de trop réfléchir, et de se fouiller dans le nombril, et de se demander pourquoi-je, peut-être est-ce un signe qu'on est du pour penser à quelqu'un d'autre, aux pécadilles du quotidien, et à quel légume on mettra en purée pour le souper du petit.

Je me suis toujours plu à me définir comme quelqu'un qui vit le soir (peut-être parce que mon boulot l'exige en ce moment), quelqu'un qui peut décider du jour au lendemain de partir à Taïwan avec son amoureux avec un billet aller simple, pour ne revenir que trois ans plus tard, de manger à l'heure qui me plaît, de prendre mes vacances à un autre moment de l'année que tout le monde, de ne pas avoir de voiture, de quitter un emploi s'il m'emmerde. Et j'ai la chance de partager ma vie avec un homme qui est sur la même longueur d'ondes. Je me rends bien compte que d'avoir un enfant - et les ceusses qui suivront - nous obligera à tout réévaluer. Soit! Oui, je le veux bien. J'arriverai bien à me démarquer autrement. Je me rends compte que quelqu'un qui vit comme ça n'est pas quelqu'un de différent... c'est simplement quelqu'un qui n'a pas d'enfants.

Alors on foncera dans le tas à deux, pas plus brillants ni mieux préparés que les autres. Je veux bien devenir cette maman dans le métro, à laquelle on sourit en coin, alors qu'elle tente de désamorcer une crise de son bout-d'choux. Advienne que pourra.

jeudi 16 avril 2009

L'autre côté de la médaille du racisme

L'autre côté de la médaille, c'est le racisme positif. La plupart des gens auront la décence de laisser de côté leurs commentaires qui laissent un arrière-goût de racisme en bouche en s'adressant à de nouveaux parents qui reviennent de chercher leur fils en Corée. Pour ce qui est des ignorants plus méprisants, il faudra apprendre à leur faire face. Mais quand on est préparé, ce ne sont pas les commentaires balourds qui sont le plus dommageables et sournois à long terme. Ce sont bien plus les préjugés favorables, associés au pays d'origine de l'enfant. Et nous en avons tous!L'exemple le plus flagrant concerne les milliers de petites filles nées en Chine et qui vivent maintenant au Québec. Une petite fille chinoise sera une parfaite petite bolle à l'école; une vraie élève modèle, que son professeur citera en exemple devant les camarades de classes. Et en plus, elle saura jouer du violon! C'est du moins ce qu'on s'attend d'elle. Arrivez-vous à imaginer une petite Min-Jade ou une Nao-Mee tannante, discipée, avec un déficit d'attention qui lui cause problèmes à l'école? Pas facile. Pourtant, comme tout enfant québécois, la petite fille née en Chine devrait avoir le droit d'être impossible à 2 ans, de peiner à apprendre à lire et ne pas savoir quoi faire de sa vie à l'adolescence. Penser autrement exerce un poids démesuré sur les épaules de ces enfants d'origine asiatique. Ce n'est pas parce qu'en Chine, un des traits culturels est de surmener les enfants dès un très jeune âge, en exigeant d'eux l'impossible, que nos petites suivront spontanément la même voie.
De la même façon, une petite Russe ou une Ukrainienne aura de bonnes chances de devenir gymnaste. Un timoun haïtien saura épater ses amis par ses mouvements de breakdancing, ou ses dons spectaculaires au basketball. Mon fils coréen sera fort en math et se promènera partout avec son appareil photo. Peut-être ou peut-être pas. Les enfants ne sont pas préprogrammés. Et si certaines petites filles chinoises tendent vers le perfection, est-ce parce qu'elles avaient des habiletés particulières ou parce qu'elles ont entendu depuis leur arrivée au pays qu'elle DEVRAIENT l'être, et qu'elles ont appris à rechercher l'approbation de leur entourage en s'approchant de l'idéal projeté? Les enfants ont droit de recevoir les félicitations et encouragements qu'ils méritent, même quand les progrès sont limités et à leur mesure, sans qu'on se dise: "On sait bien, c'est facile pour lui, l'algèbre. Ils ont ça dans le sang!".

mercredi 25 février 2009

La langue des signes: un jeu d'enfant!

Les tout-petits ont des choses à nous dire. Ils ont des désirs et besoins à exprimer, mais n'ont pas la possibilité de les exprimer avec nos mots. S'il ne trouvent pas réponse assez vite selon leurs standards, les pleurs jaillissent très vite. C'est la frustration à l'état liquide. Ce délai de réponse influera aussi sur la confiance que le petit développera en ses parents. Un bébé qui sera confiant envers le monde extérieur, et qui sera assuré que ses besoins seront comblés développera vite un attachement à ses parents.

Dans le cas d'un enfant adopté, cette confiance est d'autant plus importante, puisque développée un peu plus tard. L'enfant qui nous sera confié par les services sociaux de la Corée ne nous connait pas. Il ne nous a jamais vu. Sans compter qu'on a un bien drôle d'air. Il ne connaîtra pas d'emblée nos intentions. La confiance devra se construire au quotidien, un besoin à la fois.

Une méthode qui consiste à utiliser une langue des signes simplifiée avec les bébés a été développée aux États-Unis. Par son apprentissage, il ouvre une fenêtre vers une communication plus précise avec eux. Dès l'âge de 6 mois, un bébé peu commencer à faire des gestes, associés à un objet ou un désir, alors qu'il est encore loin de pouvoir les exprimer verbalement! Encore une fois, pour un enfant du bout-du-monde, dont l'oreille n'a pas pu se faire à notre belle langue dans les premiers mois de sa vie, cette méthode peut grandement faciliter les rapports!

La clé du succès? La répétition! Pour que bébé fasse le lien entre le geste et l'objet, il faut le refaire chaque fois que la situation le permet. S'il tente de le reproduire, le renforcement positif est toujours de mise, puisque le bout-d'chou recherche constamment l'approbation de ses parents. Il faut toutefois toujours dire le mot en même temps qu'on fait le signe, afin de ne pas retarder l'apparition du langage. Inversement, cette méthode peut aider le développement du langage parlé, puisque le bébé prend plaisir à être compris de tous.

L'important est que tout le monde dans l'entourage immédiat de l'enfant s'y mette. Si l'enfant répète et répète le signe du "lait" à la garderie sans obtenir de résultat, il concluera que ce moyen de communication est bien inutile. Papa, maman et les gardiennes doivent tous s'y mettre et apprendre les signes de base que connait l'enfant.... mais je vous assure, c'est un jeu d'enfant!