dimanche 12 juillet 2009

Bon voyage!

안녕 하세요 !! - Annyong Haseyo !! - Bonjour !!

lundi 6 juillet 2009

L'appel


Le téléphone sonne... mais qui est-ce?
Quoi?? Quand??? C'est pas vrai!?! On pensait que ça n'arriverait pas! Youppi!!!

lundi 8 juin 2009

7 mois aujourd'hui !

Kunwoo, notre Petit Prince du bout du monde est né il y a 7 mois aujourd'hui.
J'aimerais pouvoir lui assurer qu'on ira le chercher avant son anniversaire du 8e mois, mais on n'est sûrs de rien. Ce qui est certain, c'est qu'on a très hâte de le tenir dans nos bras et de commencer à s'apprivoiser mutuellement.

Joyeux 7e mois, mon petit coeur de Corée!

jeudi 4 juin 2009

La cigogne? L'abeille? La bédaine?


Tous les parents savent que les questions de leurs rejetons sur l'origine des bébés ne sont jamais bien loin. Le moment ou ces questions seront lancées est imprévisible, la façon de répondre, délicate, et l'histoire, complexe à comprendre pour un petit bout d'chou curieux. Si on a heureusement laissé tombé les récits farfelus de cigognes, de choux, d'abeilles butinant les fleurs dans les prés, il y a toutefois différents âges pour expliquer les multiples détails... On commence toujours par une version réelle, mais simplifiée... les parents de leur temps s'efforceront d'utiliser les vrais mots, au lieu de tout un vocabulaire édulcoré et digeste.

Les parents adoptifs voient leur plaisir doublé en devant répondre à un nombre exponentiel de questions. En gros, qui a fait quoi avec qui pour donner moi, et qui a fait quoi avec moi pour donner notre famille. Ça, c'est la version courte... mais on peut longtemps s'enfoncer dans les détails, sans jamais complètement satisfaire l'appétit d'information des petits. Avec le nôtre qui est encore en Corée du sud pour proablement 1 mois, et qui sera encore tout jeune à son arrivée, le moment des explications sera remis à plus tard. Par contre, J... et M..., les deux fils de ma soeur, à peine âgés de 5 et 3 ans, sont un peu confus au sujet de la provenance de ce fameux bébé qu'on attend tous. Le plus vieux surtout... Il est sûrement rapidement venu à la conclusion que l'option de la débaine était écartée, après avoir "subtilement" tâté la mienne, et n'avoir décelé aucune activité de ce côté. Mais d'ou arrivera donc ce bébé?

Je crois que le gros de la confusion est apparu quand, le soir du 30 avril, on s'est tous réunis pour "voir" le bébé de Josiane et Nicolas. À leur arrivée, tous se pâmaient devant les pages d'un petit album photo, sur lesquelles ont apercevait un bébé, bel et bien déjà né. Mais alors ou était ce bébé?? Ça manquait un peu de concret, pour un petit bonhomme qui n'avait sans doute pas encore complètement éclairci tout le casse-tête de la provenance des bébés. Mais alors, les bébés viennent de Corée?? Et les madames avec des bédaines qu'on voit manger de la crème glacée sur les trottoirs l'été, elles sont simplement grosses et gourmandes? À moins qu'elles soient en train de compenser en attendant leur bébé de Corée?? Tout ça demandera sans doute bien des éclaircissements difficiles à donner, qui ne jeteront peut-être pas entièrement la lumière sur la problématique, et dont les questions viendront sans doute à un moment inattendu.
Hé! Faut pas rire; c'est compliqué, la vie!

samedi 30 mai 2009

Nature vs. Nurture, partie 2

En février dernier, j'avais abordé le thème du caractère inné, par opposition aux comportements acquis chez un enfant adopté. Ce qu'il y avait à retenir, c'est que les recherches ont prouvé que peu ou pas de traits de charactère sont définis uniquement par la génétique. Tous peuvent recevoir une influence égale ou le plus souvent supérieure de l'environnement.

Personnalité antisociale et aggressivité
Bien des films ont utilisé le prétexte de l'adoption comme motif d'un scénario d'horreur ou de crime. Pourtant, dans la réalité, les différences comportementales entre les enfants adoptés et les enfants élevés par leurs parents biologiques sont minimes, voire inexistentes. Il n'y a pas plus de récurrence de problèmes psychologiques chez les uns que chez les autres. Les poussées meurtrières de Dexter, qui nous clouent au bord de notre siège ne pourraient donc pas avoir d'origine biologique. Même Damien, nul autre que le fils du Diable dans The Omen n'aurait pas dû être affecté par les tendances méphistophéliques de son illustre papa biologique, sous les bons soins de Gregory Peck. Par contre, j'ignore si les pouvoirs magiques innés de Superman s'appliquent à cette règle... il est un extraterrestre, après tout...

Prouesses académiques
Malgré l'influence de l'hérédité sur le Q.I., les performances scolaires ne sont pas régies par la génétique. Des frères et des soeurs, certains adoptés d'autres non, pourront offrir une performance comparable à l'école, dans la mesure ou des enfants d'une même famille peuvent avoir des rendements semblables. Mais la personnalité peut aussi s'afficher. Quels sont ces facteurs environnementaux qui peuvent faire varier la réussite scolaire? Les mêmes pour tous : la qualité du système d'éducation, le dévouement des professeurs et la persistence des parents à encourager leurs enfants avec constance dans leur carrière d'élève.

Capacité d'attachement
Entre frères et soeurs, unis ou non par les liens du sang, l'habileté de former des relations aimantes semble être la même. Malgré le fait que les frères et soeurs biologiques se retrouvaient plus dans leurs ressemblances, le manque de similitudes n'affecterait pas nécessairement la qualité des relations. Ce qui semble détacher les enfants les uns des autres bien au-delà d'un "statut d'adopté", c'est comme dans toutes les familles, l'âge de chacun d'entre eux. Le plus vieux devient souvent l'élément central de la relation entre frères et soeurs, peu importe son histoire. De plus, il semblerait que la qualité de la relation parents-enfants des familles adoptives soit en tout point égale à celle d'une famille biologique.

En bref, on a peut-être tendance à donner beaucoup trop d'importance au bagage génétique d'un enfant adopté, puisque si ce bagage joue un rôle dans la formation de la personnalité, il n'occupe pas le rôle principal. Aucun trait n'est entièrement teinté par l'aspect inné, ou par l'environnment. Tout ce qui forge un être humain est une combinaison de tous ces facteurs complexes. À preuve, trois enfants d'une famille biologique peuvent, dès la naissance et en grandissant, avoir des personnalités aux antipodes. Un parent adoptif pourra donc avoir une incidence, une influence, volontairement ou pas, sur le caractère d'un enfant adopté, tout autant que sur celui d'un enfant biologique. 

Par contre, la génétique joue certainement un rôle prépondérant dans tout ce qui touche à la santé de l'enfant. Les maladies et infection génétiques, si elles ne sont pas toutes automatiquement transmises dans l'ADN, peuvent ressurgir chez les générations futures. Mais encore, les habitudes de vies, l'activité physique et la nutrition, peuvent aussi venir changer la donne, même dans ce domaine. 

Pour finir, un autre point qu'il est bon de prendre en considération est la gestion du stress. Si la propension d'un enfant à détourner sa propre attention d'une situation frustrante semble être dictée en partie par ses gènes, sa capacité à gérer le stress causé par ses frustrations sera influencée par sa situation familiale. En tant que parent, c'est un cadeau précieux que de savoir fournir à son enfant les outils pour une bonne qualité de vie, la possibilité de développer des relations saines et non à l'origine de tensions, ainsi qu'une protection supplémentaire contre les maladies cardiovasculaires, le cancer et bien d'autres. Autant chez les enfants adoptés que bios.

mercredi 27 mai 2009

Comment on l'appelle?

"(...) Comment ça se passe au Canada, allez vous le changer de prénom? non pas que je pense qu'il le faille. Moi je vis en Suisse et j'ai une amie qui a été adoptée en Inde à l'age de 6 ans. Du jour au lendemain elle à du abandonner son nom indien pour un nom plus européen. ça a été très difficile pour elle de se construire par la suite. Je sais que votre petit bout est encore tout petit et que ça devrait lui poser moins de problème, mais je suis curieuse de savoir comment ça se passe au Canada. J'espère ne pas vous avoir offensé avec ma question et vous souhaite plein de bonheur à tout les trois."
La Suissesse.

Aha! LE sujet par excellence! LA question qu'on se fait poser. La dite question n'est pas du tout maladroite, Madame la Suissesse. Elle nous a été posée et reposée dans les dernières semaines, et tout le monde semble avoir un avis différent... Je vous remercie d'ailleurs pour le témoignage qui l'accompagne sur votre amie née en Inde; c'est très apprécié.
Au Québec, le droit est du côté des parents. Ceux-ci, comme pour un enfant biologique, peuvent enregistrer leur petit à
l'État Civil sous le nom qui leur plaira (dans la mesure du raisonnable et de la décence).
Il y a plusieurs années, la tendance en adoption internationale était de donner un prénom à un enfant né ailleurs, qui contribuerait à "raboter" toute aspérité qui le différencierait d'un enfant né ici. Cette tendance poussait aussi les parents adoptifs à parler le moins possible du sujet de l'adoption. C'était un peu la philosophie du "si on n'en parle pas; le problème n'existe pas". Mais les enfants nés ailleurs n'avaient pas moins d'interrogations au sujet de leur histoire pour autant; elles étaient simplement étouffées par l'aspect quasi tabou du sujet. Les choses ont depuis bien changé, et avec l'aide de spécialistes en adoption internationale, de travailleurs sociaux et de psychologues, les parents parlent maintenant ouvertement du sujet. Au sein d'une famille adoptive, on suggère maintenant de faire de cette différence une grande richesse. L'enfant porte en lui un baggage qui se détache du lot, a suivi un parcours particulier et unique, et apporte avec lui des souvenirs ou des impressions conscientes ou pas qui lui viennent d'ailleurs. On n'adopte peut-être pas un pays, mais il ne faut pas perdre de vue qu'on adopte un enfant issu de ce pays. Dans le cas d'une enfant de 6 ans, il m'apparaîtrait évident que son prénom devrait demeurer le même. C'est un des derniers aspects de son identité auxquels elle peut se raccrocher. Tout le reste changera dans son environnement. Mais c'est facile d'avancer une telle affirmation quand c'est dans l'air du temps...
Notre tout petit du bout du monde sera très jeune à son arrivée. Un changement de prénom ne l'affectera sans doute pas pour le moment. J'ai par contre dans l'idée que son prénom d'origine (qui n'a pas été donné par sa maman de naissance, soit dit en passant) devrait au moins figurer en second prénom sur le registre officiel. Si bien que plus tard, à l'adolescence, s'il passe par une période de questionnement et désir effectuer un retour aux sources en se faisant appeler par son prénom coréen, il pourra le faire légalement. Je suis aussi d'avis qu'un prénom facile à écrire mais peu commun est approprié. Il est inutile de tenter de camoufler le fait que cet enfant sera différent. Il apprendra sous peu à être fier de tout ce qui le rend unique au monde.
Il ne faut pas oublier qu'un enfant né en 2008, et habitant à Montréal, sera entouré de bien des petits amis aux prénoms les plus originaux et même farfelus! Des prénoms qui auraient été la cible de railleries il y a quelques dizaines d'années dans la cours de récré paraissent plus banals de nos jours. Les choses ont changé... Mais pour finir, j'aime tout particulièrement l'idée d'une maman qui m'a dit qu'elle avait donné un nouveau prénom à sa petite fille née en Chine. Mais qu'à la maison, il arrivait souvent qu'elle utilisait son prénom d'origine. Il devient ainsi un peu comme un petit mot d'amour très spécial. Kunwoo, ça devient doux quand c'est dit avec amour et des câlins. Idée très inspirante!
"What's in a name? That which we call a rose / By any other name would smell as sweet."
("Que contient un nom? Une rose, par tout autre nom, sentirait-elle aussi bon?")

Shakespeare

La rencontre avec Immigration-Québec

"Tic-tac, tic-tac, tic-tac...le sablier s'écoule rapidement-rapidement...c'est génial! Les passeports sont-ils prêts? les valises ? l'appareil photo ? la chambre du petit à son arrivée ? Sa future doudou préférée ?Et pour une néophyte curieuse, la rencontre avec l'immigration, c'est quoi au juste ? Le but ? ça se passe comment ? etc, etc, etc, ..." Katia.
La rencontre avec Immigration-Québec s'est bien déroulée hier, et de façon très efficace. Pour répondre à la question de ma chère Kat, en fait, il ne s'y passe pas grand chose. Je pensais vous épargner les détails plates, mais puisque tu insistes... Notre rencontre a duré environ 40 minutes, et on a signé deux-trois papiers. Entre autres, celui qui dit qu'on s'engage, en temps que "parrains d'un immigrant", à en être reponsables jusqu'à sa majorité.... rien de très farfelu, c'est la même chose pour un enfant bio. On a aussi vérifié que toutes les informations sur Kunwoo et sur nous étaient les bonnes, avec pièces d'identité à l'appui, pour des fins d'identification. Et puis, les documents ont tous été faxés de suite en Corée. Et pourquoi on doit faire ça? Parce qu'au Québec, on est la seule province canadienne à avoir des exigences d'immigration supplémentaires. Toute personne qui arrive au pays doit évidemment passer par Immigration Canada, mais seuls les gens qui arrivent au Québec doivent passer par cette étape de plus, au niveau provincial. Et comme Kunwoo est né en Corée du sud, et que le jugement final d'adoption sera rendu par la Cour du Québec, et non dans son pays d'origine, il arrive en tant qu'immigrant, avec son petit passeport coréen, et doit avoir en sa possession un visa d'entrée au Canada. Il ne sera prononcé canadien qu'en sol canadien. On "n'importe" pas les enfants n'importe comment... Donc, en gros, à partir de maintenant, son visa d'entrée pourra être légalement émis par l'ambassade canadienne à Séoul.
Ouf! Je me suis ennuyée moi-même à écrire ce billet. Je vous avais avertis que l'explication serait plate.... Blâmez Katia! ;-)